Réalisateur
Robert Morin enrichit l'univers cinématographique québécois depuis plus de vingt-cinq ans avec ses «vues d'intérieurs» toutes plus marquantes les unes que les autres. Dès le début il a su imposer son style et sa vision, qui laissent des marques indélébiles dans l'imaginaire collectif.
Membre fondateur de la Coop Vidéo de Montréal en 1977, il a réalisé jusqu'à ce jour une trentaine de films et de vidéos, courts, moyens et longs métrages, dont la plupart obtiennent prix et nominations à l'échelle internationale. On ne compte d'ailleurs plus les hommages en son honneur, les rétrospectives de ses oeuvres (entre autres à la Cinémathèque québécoise, au Cinéma Parallèle, à Québec, Ottawa, Toronto, Montbéliard, Bourges, Bruxelles et Marseille) ni les distinctions qu'il a reçues au fil des ans.
Voici quelques-uns des titres qui ont laissé leurs traces : Quiconque meurt, meurt à douleur (1997), qui remporte le Prix du meilleur long métrage remis par l'AQCC (l'Association québécoise des critiques de cinéma) en 1998; Yes Sir! Madame... (1994) auquel on accorde le Grand prix de Genève, le Grand prix de Split en Croatie et le Prix de la meilleure vidéo aux Rendez-vous du cinéma québécois en 1995; Windigo (1994), qui reçoit le Prix du meilleur film de l'Office des Communications Sociales et le prix Innovation-Cinéma Alberta-Québec; Requiem pour un beau sans-coeur (1992), sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes, remporte le Prix du meilleur film canadien (Toronto/CityTV Award), le prix Ouimet-Molson du meilleur long métrage québécois et le prix de la SARDEC pour le meilleur scénario. Le film reçoit aussi une mention spéciale pour le scénario au Festival de Vancouver et, entre autres nominations aux prix Génies, celles pour le meilleur film et le meilleur scénario; La réception (1989), qu'il coréalise avec Lorraine Dufour et qui leur vaut, avec l'ensemble de leur oeuvre, le prix Bell Canada du Conseil des Arts du Canada; La femme étrangère (1988), qui reoit le Prix spécial du jury à Nantes en 1990 et, pour terminer, Tristesse modèle réduit (1987), qui est récompensé par le prix Innovation-télévision Alberta-Québec, et qui reçoit une prime à la qualité de la SOGIC et une nomination pour le Gémeau du meilleur film. En 2002, le Vidéographe, en collaboration avec la Coop Vidéo de Montréal, sort un coffret de dix DVD, intitulé Parcours du vidéaste (1976-1997), regroupant l'ensemble de son oeuvre vidéo. Cette même année, Robert Morin signe Le Nèg'. Le film récolte, en 2003, le Prix du meilleur montage à la Soirée des Jutra, le Prix Coup de coeur SAQ aux Rendez-vous du cinéma québécois ainsi que le Canada's Top Ten, décerné par le Toronto International Film Festival Group.
En 2005, Robert Morin signe deux autres longs métrages de fiction. Le premier s'intitule Que Dieu bénisse l'Amérique et le second, beaucoup plus personnel, Petit Pow! Pow! Noël. Il travaille présentement à l'écriture de trois nouveaux projets. Parmi eux, l'adaptation cinématographique du roman primé d'Hubert Mingarelli : Quatre soldats.
2008
2005
2002
2001
1997
1994
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1989
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1984
1983
1980
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2006
2002
1999
1999
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1997
1995
1992-91
1991
1991
1990
1989
1989
Caroline Hayeur